L'humanité éprouvée

Texte de FLORENCE MONTAGNON, docteur en muséologie.

Jean-Christophe Robert, à travers l'ensemble de son oeuvre, semble éprouver l'humanité, aussi bien dans la facon dont il la met à l'épreuve que dans la manière dont il exprime ce qu'il en ressent. Son travail interroge la société à la fois dans son rapport au présent pour souligner les choix de son mode de vie et dans son rapport à l'histoire en questionnant la pertinence des évolutions contemporaines.

L'artiste, dans les formes qu'il réalise, exprime subtilement son sentiment. Se superpose deux lectures des oeuvres, ces dernières semblant à la limite entre premier et second degré, entre humour et ironie, entre constat et critique, entre légèreté et gravité. Le spectateur va et vient entre des références iconographiques immédiatement identifiables et des éléments inédits qui leur juxtaposent un nouveau regard. Il est donc à la fois rassuré et dérouté par ces pièces qui l'impliquent et qui l'interrogent intimement.

Le travail de Jean-Christophe Robert instaure cette problématique au travers d'une grande diversité plastique. Son oeuvre se déploie sous de multiples formes : des objets en trois dimensions accrochés au mur, des peintures présentées bord à bord recouvrant des murs entiers, des sculptures de taille modeste et des toiles de format plus classique.

La diversité plastique à travers un travail sur les genres :


LES SCULPTURES : objets à usage quotidien en bronze et en or

Oeuvre de JEAN-CHRISTOPHE ROBERT : Le icket de métro

Le ticket de métro, or 18 carats, 1 x 1,5 x 3 cm

Les sculptures sont des objets de taille modeste réalisées à l'échelle 1 en bronze ou en or.

Les pièces représentées sont des objets courants, dont le contact manuel est souvent quotidien. Banals et usuels, ce sont des artefacts auxquels on ne prête guère attention et qui ne feraient pas l'objet de sculptures dans l'art antérieur au XXe siècle. Ce sont des biens sans valeur économique originelle forte : télécommande, bombe aérosol, boite de sucre en poudre de 1 kg, liquide vaisselle, ticket de métro, coton tige, étui de préservatif. Ce sont des articles que l'on tient bien en main, que l'on a l'habitude de manier.

L'artiste nomme les éléments en or des " sculptures de poche ", ce qui rappelle leur origine : le fond d'un sac à main ou celui d'une poche, mais qui surtout rend compte de la volonté d' un nouveau rapport à la sculpture qui devient déplacable (que l'on garde sur soi), que l'on peut égarer et dont le contact par le toucher est encouragé.

Les sculptures sont les représentations de ces objets dont la forme est légèrement modifiée par l'artiste. Elles donnent l'impression d'avoir été déformées par le maniement habituel et fréquent. Jean-Christophe Robert, par le choix de ses matières (bronze et or), transforme ce qu'il représente en lui additionnant de nouvelles valeurs économique et pondérale pour les bronzes. Ces ajouts d'éléments ont pour conséquence le nouveau regard du spectateur et parfois sa surprise. En effet, le nouveau poids de l'objet touché quotidiennement ou la nouvelle valeur pécuniaire d'un produit habituellement peu considéré pour cette dimension créent de la distance et permettent de redécouvrir l'objet.



Oeuvre de JEAN-CHRISTOPHE ROBERT : Le icket de métro

Le téléphone portable, bronze, 2,1 x 4,2 x 10 cm








LES PAYSAGES : assemblage technologique de deux logos, la marque commerciale et l'icone artistique


Oeuvre de JEAN-CHRISTOPHE ROBERT : Paysage n°

Etude pour un paysage 50 x 96 cm


Les paysages sont des toiles sur lesquelles sont représentés des logos de sociétés généralement multinationales. Ceux-ci et le fond sur lequel ils prennent place sont des reproductions de paysages impressionnistes.

Le paysage n'est pas, comme on pourrait s'y attendre, une représentation de la nature. L'artiste substitue à cette dernière un logo, pour lui symbole du paysage contemporain, qu'il définit comme urbain et universel. Les toiles impressionnistes sont des reproductions des Nymphéas de Monet. Le choix de cette série s'explique par sa richesse, sa diversité puisqu'elle contient des peintures plus ou moins abstraites, grandes, colorées..., mais également par sa reconnaissance. En effet, les Nymphéas sont parfois eux-mêmes utilisés comme des logos. Largement diffusés sur différents supports (calendriers, serviettes de bain, crayons), ils sont emblématiques à la fois du paysage dans l'histoire de l'art et de l'impressionnisme. De plus, c'est une série qui " parle " aussi bien aux novices en art et à l'intérêt affectif qu'ils peuvent lui porter qu'aux professionnels du milieu pour sa radicalité d'un point de vue pictural moderne. L'artiste, en choisissant le coté plastique du logo et en l'associant à Monet, transforme l'allégorie publicitaire en image artistique.

Le format de la toile est " classique ", mais son médium ne l'est pas puisqu'à la peinture sont ajoutées la technique informatique et la sérigraphie. Les logos, de taille variable, sont plus ou moins apparents et fondus dans l'ensemble. Ils s'approchent dans certains cas de l'image subliminale, rappelant les publicités par ce mode d'apparition.



Oeuvre de JEAN-CHRISTOPHE ROBERT : Paysage 013

Paysage 013, 97 x 146 cm








LES NATURES MORTES : objets courants, peinture en volume

Oeuvre de JEAN-CHRISTOPHE ROBERT : L'ajax vitres

L'ajax vitres 29,5 x 10 x 2,5 cm


Les natures mortes sont des oeuvres en trois dimensions représentant des objets courants à l'échelle un. Tels des tableaux, elles sont accrochées au mur, à la hauteur des yeux du spectateur.

Les objets représentés appartiennent à l'environnement quotidien. Ils ne sont jamais rares, uniques, originaux, composés de matières nobles ou précieuses mais au contraire banals, reproductibles, fabriqués avec des matériaux communs. Ils peuvent être usuels ou décoratifs, socialement neutres ou modestes ; toutes les classes sociales ont la possibilité de les posséder. Produits de consommation de masse, ils remplissent les rayons des magasins de grande distribution alimentaires ou mobiliers. Ce sont donc des produits largement diffusés parmi lesquels se retrouvent de grandes marques. Les natures mortes peuvent être classées par catégories : produits d'alimentation, d'entretien ou d'hygiène, jouets, publications, éléments de décoration ou de mobilier.

En trois dimensions et peintes, les natures mortes donnent l'impression d'un tableau éclaté dans l'espace au travers de sa forme. Elles accordent la même importance, sans les hiérarchiser, aux trois composants de la peinture : le chassis qui est en volume, la toile qui enveloppe l'ensemble et la peinture plus ou moins présente qui recouvre la tranche de l'objet face au spectateur et parallèle au mur.



Oeuvre de JEAN-CHRISTOPHE ROBERT : Découvertes, galerie Alain Gutharc, Grand-Palais, Paris.

Découvertes, galerie Alain Gutharc, Grand-Palais, Paris, 1993






LES PORTRAITS : superposition de l'intimité et de la médiatisation artistique


Oeuvre de JEAN-CHRISTOPHE ROBERT : Portrait de Xavier Cazard

Portrait de Xavier Cazard 180 x 180 cm


Les portraits sont composés de neuf toiles peintes assemblées ; chacune d'entre elle représente la même personne en buste à l'échelle un. Ces unités reliées entre elles forment un carré et sont unies par un fond commun.

Jean-Christophe Robert peint la personne à neuf moments différents. Il en résulte une expression singulière pour chaque portrait, qui marque l'intérêt du peintre pour la représentation de l'être humain. Les individus représentés appartiennent à son entourage familier ou professionnel et sont choisis pour leur faculté d'ouverture sur eux-mêmes. C'est l'humanité de la personne qui ressort, ses différents aspects, les marques de sa vie et non pas sa beauté plastique. Le portrait dans son ensemble, composé de multiples facettes à l'image de l'individu d'aujourd'hui, éclaté et dissocié, s'approche d'une étude psychanalytique. Le fond représente un portrait icone de l'histoire de l'art du XIXe ou du XXe siècle. Un dialogue s'établit entre celui-ci et les neuf portraits. La superposition du portrait contemporain à celui " surmédiatisé " de l'histoire permet d'établir une unité entre les différentes facettes, soulignant le role unifiant de l'histoire.

Le format des portraits est toujours identique : un carré de 1, 80 mètre de coté, composé de neuf toiles de même format (60x60cm). L'ensemble correspond donc aux proportions canoniales humaines moyennes. La facon de peindre le fond et le sujet diffère souvent puisque le fond est traité " à la manière de ", établissant une certaine distance, alors que l'artiste emploie son propre style pour représenter le visage du sujet qui lui permet de capter une dimension plus intime de l'être humain.



Oeuvre de JEAN-CHRISTOPHE ROBERT : Portrait de Xavier Cazard

Exposition personnelle, Galerie "Chez Valentin", 1999








LES SCENES MYTHOLOGIQUES : les " people " au kilomètre


Oeuvre de JEAN-CHRISTOPHE ROBERT : Paris hilton la chute (détail)

Paris hilton la chute (détail) 400 x 600 cm




Les scènes mythologiques sont des installations ; elles recouvrent un seul ou plusieurs murs avec des tableaux peints juxtaposés les uns aux autres.

Communément, les scènes mythologiques représentent en images les histoires tirées de récits légendaires tels que l'Iliade ou l'Odyssée. Dans le travail de Jean-Christophe Robert, ces ouvrages ont été remplacés par des revues " people " relatant la vie des célébrités. Aux héros et dieux sont substitués des stars ou des personnages publics. Les longs récits sont remplacés par des informations succintes placées dans la toile, emblématiques de l'information d'aujourd'hui. Le rapport à la mythologie est plus ou moins clair : après des citations de titres de magazines, des phrases courtes se réfèrent directement à certains épisodes mythologiques (la chute de Karen rappelle celle d'Icare, la Vénus de Malibu fait allusion à la naissance de Vénus, le choix d'Alain se rapporte au jugement de Paris), puis les textes sont de nouveau plus éloignés des légendes.

Ces pièces représentent la vie privée d'individus célèbres quasi omniprésents dans les revues spécialisées de ce type : familles royales, stars de la chanson, du cinéma ou de la télévision. La plupart d'entre elles présentent des couples et leur histoire (mariage, séparation, adultère...) ou des moments de leur vie : vacances, soirées, sorties publiques...

A partir de 2002, la scène mythologique est constituée d'ensembles formés de toiles d'un mètre carré. Le format global de ces ensembles est variable, la plupart du temps très grand. Il donne naissance è une peinture " au kilomètre " (comme le précise l'artiste). Ces unités sont ensuite accrochées bord à bord, la juxtaposition des images induisant la narration. Elles forment une installation et recouvrent une surface, à l'image de l'envahissement des médias par ce type d'informations. La facon de peindre est rapide, donnant plus d'attention à l'impression générale qu'au détail puisque le peintre ne s'attache pas à un sujet en particulier, mais à une généralité.



Oeuvre de JEAN-CHRISTOPHE ROBERT : Exposition personnelle, Galerie

Exposition personnelle, Galerie "Chez Valentin", 1999








LES DESSINS : magazines et décontextualisation


Oeuvre de JEAN-CHRISTOPHE ROBERT : Je renonce à mon cadeau même si j'ai trouvé mes trois timbres !

-Je renonce â mon cadeau même si j'ai trouvé mes trois timbres ! 29,7 x 21 cm


La catégorie des dessins comprend principalement des oeuvres au crayon sur papier blanc et des collages.

Les pièces au crayon représentent des objets courants, des textes courts ou des personnages. A leur source se trouvent des catalogues de ventes par correspondance, des publicités, des magazines périodiques ou des courriers de type administratif. Les objets représentés peuvent être des outils de bricolage, des séries de vêtements, des reproductions de détails de bande dessinée, des produits alimentaires, des logos, des consignes d'entretien (40degrè), des formules publicitaires avec leur typographie spécifique, des marques d'enseigne ou d'objets, des prix...

Les collages combinent généralement des personnages issus de romans-photos et un texte publicitaire. Ils comprennent également des découpes d'objets divers, des photographies de célébrités ou de revues érotiques.

Ces pièces sont réalisées sur des feuilles de papier blanc, généralement avec des crayons de couleur ou de papier, très souvent sur des formats A4. Elles peuvent occuper une toute petite partie de la feuille, en son centre, ou bien la totalité de la surface disponible. L'objet représenté est isolé de son contexte habituel, une seule partie de l'image étant conservée (un titre, un prix, un symbole). La dissociation de son environnement met en valeur son coté plastique (en soulignant son abstraction, ses couleurs, sa dimension). L'intervention manuelle visible modifie l'appréhension de ces images du quotidien, habituellement très lisses et sans surprise.



Oeuvre de JEAN-CHRISTOPHE ROBERT : Au dessus du fax

"Au dessus du fax",exposition personnelle, galerie Jennifer Flay, Paris, 1996








Principales caractéristiques de l'oeuvre :


Rigueur structurelle


L'artiste construit au fil du temps sa production en genres, lesquels correspondent à différentes formes plastiques dont la base demeure néanmoins la peinture. Le travail du plasticien est constitué de plusieurs étapes. Une première, de 1980 à 1994, comprend les dessins, les sculptures en bronze et les natures mortes, le terme qualifiant ces dernières datant de 1994. C'est au moment où l'artiste développe de nouvelles sections de son travail que naît cette classification en genres. Apparaissent alors les portraits (1994), les paysages et des études pour les scènes religieuses (1995), les scènes mythologiques (1996). Depuis, le travail de l'artiste est structuré par cette segmentation, possédant sa propre logique interne.

Les natures mortes, sculptures et dessins contiennent en germe tous les sujets qui vont suivre. Avec le recul, les genres peuvent être envisagés comme des émancipations de certains de leurs détails. Ainsi, le portrait est présent dans la nature morte bien qu'il y soit encore traité comme un objet (inséré dans un cadre).



Oeuvre de JEAN-CHRISTOPHE ROBERT : Portrait de Florence Robert

Petite photo de garcon, cadre doré, 9 x 7 x 1 cm

Portrait de Florence Robert, 180 x 180 cm



La figure humaine et les scènes mythologiques apparaissent dans certains collages (romans photos avec textes) et natures mortes (magazines ou portraits encadrés).



Oeuvre de JEAN-CHRISTOPHE ROBERT : Reine d'angleterre

Voici, rien ne va plus 29,5 x 23 x 0,5 cm

She's grandma before she's queen, 200 x 300 cm

-C'est doux, c'est neuf ? ... -Non ! Lavé avec Mir laine. 29,7 x 21 cm



Les paysages trouvent leur origine dans les dessins et de facon plus diffuse dans les natures mortes.



Oeuvre de JEAN-CHRISTOPHE ROBERT : Paysage 003

Paysage 003, 130 x 130 cm

Véritable petit beurre Lu, 6 x 20 x 4 cm

-Oui, je m'abonne à Gala, 29,7 x 21 cm



Si les sujets des différents genres sont présents dans une première phase de travail, leur forme est loin d'être achevée. Avant cela, les recherches sont longues ; l'aboutissement de chaque genre nécessite plusieurs années d'études, de réflexions et d'expérimentations. Avant que l'artiste considère une forme comme définitive, huit ans en moyenne sont nécessaires (neuf ans pour les natures mortes, cinq pour les portraits, onze pour les scènes mythologiques et neuf pour les paysages).

L'artiste n'abandonne pas un genre lorsque sa forme est aboutie, il le poursuit en parallèle des autres. Ce n'est donc pas une étape dans le travail, mais un composant qui garde la même valeur. Les genres se développent à la fois simultanément et successivement, sans abandon des premiers, ne hachant pas le travail. Ainsi, l'artiste continue aujourd'hui à réaliser des natures mortes. En travaillant de cette facon, sans renier ce qui a été fait au début de sa carrière et en refusant le court terme et ses entraves, Jean-Christophe Robert exprime un rapport au temps différent de celui auquel on est habitué dans l'art contemporain (qui affiche souvent le besoin d'un renouvellement continu et fréquent). Le long terme lui permet d'analyser ses préoccupations en profondeur et démontre une rigueur rare dans la méthode de travail.


Oeuvre de JEAN-CHRISTOPHE ROBERT : Un an d'abonnement à Détective

Un an d'abonnement à Détective, 250 x 500 x 1 cm



Oeuvre de JEAN-CHRISTOPHE ROBERT : Jacqueline Fourcaut

Portrait de Jacqueline Fourcaut, 180 x 180 cm






Quête de l'adéquation entre le fond et la forme.


La structuration du travail en genre semble permettre à l'artiste de se concentrer sur une caractéristique forte de son oeuvre : la recherche de la forme adéquate au sujet choisi, de l'harmonie entre les deux. Pour cela, en fonction de chaque genre, Jean-Christophe Robert oriente ses recherches différemment. Il en résulte des formes bien distinctes : les natures mortes sont en volume à l'échelle un, les portraits un assemblage de toiles, les scènes mythologiques une installation et les paysages des toiles de format plus classique.

Plusieurs éléments plastiques (volume, matière, format, fond) sont exploités tour à tour. Ils sont présents et étudiés dans toutes les formes, mais l'accent est donné à l'un plutôt que l'autre en fonction de chaque sujet.

La recherche sur le volume se développe essentiellement dans les natures mortes. Avant l'apparition des trois dimensions, plusieurs étapes voient le jour : le cadre et le châssis sont supprimés, puis c'est au tour du fond : les contours de l'oeuvre s'adaptent progressivement à ceux de l'objet représenté. Les trois dimensions à l'échelle un apparaissent en 1990, au moment de la réalisation des sculptures. L'insertion de cet acquis primordial du XXe siècle semble permettre à l'artiste de s'en libérer pour revenir à des toiles de format plus habituel dans lesquelles la peinture est plus présente.



Oeuvre de JEAN-CHRISTOPHE ROBERT : La bouteille d'eau minérale

La bouteille d'eau minérale, 60 x 60 cm

Herbes de provence, basilic, ail semoule (tryptique), 12,5 x 3,5 cm (x3)

Lampe sapin IKEA, 25 x 20 X 25 cm



Les portraits sont à l'origine de nombreuses expérimentations sur la matière, notamment grâce à l'importance accordée à la peau du visage. D'abord effectués sur une toile " sèche ", ils prennent place sur une toile préparée au moment où l'artiste commence à effectuer plusieurs portraits des mêmes personnes. Cette technique lui permet d'avoir une matière de base ressemblant à la peau et d'être plus précis dans la représentation de l'intimité de la personne.

Les scènes mythologiques bénéficient elles aussi de cette préparation, qui donne la possibilité d'une réalisation rapide, plus en adéquation avec l'idée de recouvrement qu'elles induisent.


Oeuvre de JEAN-CHRISTOPHE ROBERT : Visages divers

Vlado Perlemuter, Chopin, nocturnes(détail), 12,5 x 14 x 1 cm

David quitte Claudia (détail), 176 x 155 cm

Portrait d'Eric Laurent (détail), 180x 180 cm



Cet apprêt est également employé pour les paysages dans un premier temps, lorsque les toiles impressionnistes sont reproduites à la peinture. Puis il est supprimé lorsque l'artiste utilise les sérigraphies, technique qui nécessite la mise au point d'une nouvelle matière.



Oeuvre de JEAN-CHRISTOPHE ROBERT : Paysages

Etudes pour un paysage, 40 x 50 cm

Paysage 009, 114 x 194,5 cm



Le format est primordial dans les scènes mythologiques puisque l'artiste en recouvre un mur entier, donnant l'importance à l'ensemble plutôt qu'à la toile à l'unité. Au début, les différents éléments sont peints sur de petites toiles d'environ 80x60cm avec le texte intégré dans l'image. Puis le texte en est séparé et les formats sont plus grands. L'artiste opte ensuite pour l'assemblage de toiles d'un mètre carré avec le texte de nouveau inséré dans l'image, ceci montrant l'uniformisation des valeurs qui formatent notre environnement. La taille des images est capitale ; l'abandon de l'échelle un pour le gigantisme sert le propos de surexposition aux images médiatiques. Il illustre le recouvrement de notre quotidien par la superficialité des intérêts actuels et exprime le sentiment parfois éprouvé face à l'envahissement de la presse " people ", des sujets qu'elle véhicule et de ses images à la fois fascinantes et repoussantes.


Oeuvre de JEAN-CHRISTOPHE ROBERT :

André a fait d'elle une vraie femme, 73 x 92 cm

Caroline retrouve le sourire, 142 x 130 cm

Charles et Camilia in India, 300 x 200 cm



Dans les portraits, l'évolution est longue avant d'arriver au format définitif : les personnages sont d'abord représentés en pied sur des petits formats (65x46cm) puis en buste à l'échelle un (81x65cm), puis par deux, puis en pied à l'échelle un. Cette échelle, qui instaure un rapport plus direct avec la personne représentée, est alors choisie par l'artiste et demeurera constante. Mais il la représente en buste, sur des formats de 60X60cm, pour la rapprocher du spectateur et permettre un face-à-face équilibré.

Le fond est notamment travaillé à partir des portraits. Au début composé de motifs, il laisse place à des aplats de couleur. Lors du passage aux neuf représentations de la même personne, il est d'abord constitué d'une oeuvre d'art du XXe siècle, puis d'un portrait emblématique de l'histoire de l'art.


Oeuvre de JEAN-CHRISTOPHE ROBERT : Etudes des portraits


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